
Le Parti libéral du Canada demande au gouvernement de nommer un administrateur indépendant pour gérer la crise de confiance et de gouvernance à l’égard de Droits et Démocratie, une organisation très respectée.
« Nous devons aller au fond de ce qui se passe à Droits et Démocratie, a déclaré Michael Ignatieff, le chef du Parti libéral. Quelque chose de très grave se passe lorsque l’ensemble du personnel d’une organisation réputée de droits de la personne est en révolte ouverte contre un certain nombre de conservateurs nommés à leur conseil d’administration. »
« Il est extrêmement troublant de voir Droits et Démocratie, une organisation internationalement reconnue et apolitique, discréditée après des décennies de travail visant à promouvoir les droits démocratiques de la personne dans le monde », a commenté Bob Rae, le porte-parole libéral responsable des affaires étrangères, depuis le Népal où il assiste à une conférence sur les questions constitutionnelles.
Après la mort soudaine et tragique la semaine dernière de Rémy Beauregard, le président de Droits et Démocratie, 47 employés de l’organisation ont signé une lettre demandant la démission de trois membres du conseil nommés par Harper qui ont gravement nui à l’efficacité de l’organisation. Droits et démocratie a été créée par une loi du Parlement adoptée à l’unanimité en 1988.
« Le gouvernement conservateur a essayé de miner l’organisation Droits et Démocratie par des nominations partisanes, et maintenant, on doute de la crédibilité de l’organisation et de sa capacité à fonctionner, a dit M. Rae. Le gouvernement doit régler le problème du chaos interne qu’il a créé au sein de Droits et Démocratie. »
M. Rae a également exprimé ses préoccupations concernant les trois employés de Droits et Démocratie qui sont portés disparus suite au tremblement de terre en Haïti.
« Dans des périodes de crise comme celle-ci, Droits et Démocratie a besoin d’un leadership interne. Les conservateurs doivent agir maintenant afin de permettre à cet organisme d’exercer ses fonctions importantes dans le monde. La crédibilité internationale du Canada est en jeu », a conclu M. Rae.



