
Les libéraux demandent au ministre des transports, John Baird, de lancer une enquête officielle sur l’incident causé par Helena Guergis à l’aéroport de Charlottetown. Ils lui demandent également d’assurer aux Canadiens que les enregistrements vidéo des caméras de sécurité ne seront pas détruits, comme le prévoient les procédures habituelles de l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien.
Le Parti libéral a déposé une demande d’accès à l’information afin d’obtenir une copie des enregistrements vidéo des caméras de sécurité de l’incident du 19 février, lors duquel la ministre Guergis s’en est prise au personnel de l’aéroport et a tenté, de façon inappropriée, d’ouvrir de force des portes verrouillées. Les libéraux ont également demandé des copies de tous les rapports d’incident déposés par l’ACSTA ou toute autre administration aéroportuaire.
La porte-parole libérale responsable de la condition féminine Anita Neville, qui a demandé la démission de la ministre Guergis vendredi, , a également déclaré que le gouvernement ne pouvait tout simplement pas passer l’éponge sur cet incident. Mme Guergis – qui est ministre d’État responsable de la condition féminine – pourrait avoir violé le règlement de l’aviation canadien par sa conduite revendicative, belliqueuse et contraire à l’ordre public, qui aurait pu compromettre la sécurité des passagers.
« Il s’agit là d’une affaire très grave, a déclaré Mme Neville. Je demande au ministre Baird de se pencher sur ces violations possibles, et de s’assurer que les enregistrements vidéo et autres informations que nous avons demandés ne soient pas détruits, retouchés ni trafiqués, et que notre demande d’accès à l’information reçoive une réponse dans les meilleurs délais. »
Les enregistrements des caméras vidéo de sécurité dans les aéroports sont normalement détruits après quelques semaines. Compte tenu de la gravité de l’incident, Mme Neville demande que ces enregistrements soient conservés jusqu’à ce que la demande d’accès à l’information ait reçu une réponse et qu’une enquête soit menée.
« Mme Guergis n’a pas répondu aux appels à sa démission, et son gouvernement continue à fermer les yeux sur son comportement en la soutenant, même si les règlements canadiens stipulent que la violence verbale et la conduite contraire à l’ordre public, dont elle a fait preuve, pourraient entraîner un casier judiciaire, de lourdes amendes ou même une peine d’emprisonnement », a ajouté Mme Neville.
« Mme Guergis ne devrait pas bénéficier d’un traitement de faveur en raison de son statut de ministre. En fait, on devrait attendre d’elle une conduite supérieure à celle des simples citoyens. Son comportement doit être correctement évalué », a conclu Mme Neville.
Documents d’information :
(en anglais seulement)
Demande d’accès à l’information sur les rapports de l’incident
Demande d’accès aux enregistrements vidéo de la sécurité



