Une organisation confessionnelle d’aide internationale très respectée, qui a pris sur les changements climatiques, l’environnement et la pauvreté des positions contraires aux politiques conservatrices, a vu son financement réduit, ce qui démontre encore une fois la nature vindicative et partisane du gouvernement conservateur, ont déclaré aujourd’hui les députés libéraux.
«KAIROS fait un travail remarquable d’aide aux pauvres du monde, a déclaré John McKay, le député de Scarborough-Guildwood. Stephen Harper utilise encore une fois ses tactiques de fier-à-bras pour supprimer ceux qui auraient une opinion différente de la sienne. Si les conservateurs ne vous aiment pas, ils vous coupent, peu importe la qualité et l’importance de votre travail. »
« Le gouvernement Harper ne peut pas continuer de faire taire les voix indépendantes qui ne l’appuient pas, surtout quand les membres de KAIROS, les églises mennonite, anglicane, unitarienne et catholique, sont des voix importantes partout au Canada. »
Depuis près de 40 ans, KAIROS reçoit un financement pour réaliser ses projets dans les pays les plus pauvres et elle est reconnue comme l’une des associations caritatives les plus respectées et les plus importantes du Canada. Cette semaine, KAIROS a vu sa demande de financement rejetée par l’Agence canadienne de développement international au motif que ses programmes ne « cadraient plus » avec les priorités du gouvernement.
On pense que KAIROS a été censurée car, aux côtés de sept confessions religieuses, elle a dénoncé les politiques des conservateurs sur les changements climatiques, les activités minières à l’étranger, les droits des Autochtones, l’immigration et le commerce international.
M. McKay a dit que KAIROS l’avait aidé à faire voter son projet de loi d’initiative parlementaire C-293, le projet de loi sur l’optimisation de l’aide adopté en 2008, qui vise à mieux cibler l’aide étrangère et à la rendre plus responsable.
« Après près de quatre décennies de bon travail, le gouvernement leur a coupé les vivres, sans même une lettre ni aucun avertissement annonçant ce qui allait arriver, a déclaré Glen Pearson, le porte-parole responsable de la coopération internationale. Cela s’inscrit dans une tendance à politiser la fonction publique, en faisant sentir aux ONG que si elles osent critiquer le gouvernement, elles risquent de disparaître. »
« Ces tactiques d’intimidation et de musellement ne sont pas démocratiques, a conclu M. Pearson. Le gouvernement fait fi de la liberté de parole, et c’est une insulte envers les organisations confessionnelles du Canada qui font un travail essentiel au pays et à l’étranger. »



