
Le Parti libéral travaille aujourd’hui sur la Colline du Parlement : il organise une table ronde portant sur la façon dont le gouvernement peut améliorer l’aide et le soutien aux anciens combattants canadiens et à leur famille.
« Les anciens combattants sont les héros de notre pays, a déclaré le chef libéral, Michael Ignatieff. Ils ont mis en jeu leur esprit, leur corps et leur âme pour la liberté et la démocratie dont nous jouissons aujourd’hui. Nous leur devons d’écouter leurs préoccupations et de trouver des stratégies pour leur apporter l’aide et le soutien qu’eux et leur famille méritent à leur retour de service actif. »
Les participants à la table ronde écouteront des experts représentant des associations d’anciens combattants, de recherche en santé mentale et d’ergothérapie, afin de débattre de la nouvelle Charte des anciens combattants, du syndrome de stress post-traumatique et des anciens combattants de la guerre en Afghanistan. Le sénateur libéral Roméo Dallaire prononcera le discours qui abordera les défis auxquels font face les anciens combattants et leur famille à notre époque.
Robert Oliphant, le porte-parole libéral responsable des anciens combattants, a dit qu’il était important d’écouter directement les anciens combattants sur les enjeux qui les touchent, eux, ainsi que leur famille sur ce que peuvent faire les gouvernements pour répondre à ces défis.
« Les Canadiens ont besoin d’une nouvelle discussion sur l’aide et la compassion envers les hommes et les femmes qui risquent leur vie au front pour la protection des Canadiens et pour l’avenir de la démocratie ailleurs dans le monde, a ajouté M. Oliphant. Cette table ronde nous permettra également de travailler ensemble aux solutions qui répondront aux besoins des anciens combattants dans les années à venir. »
Selon M. Oliphant, la Charte mise en place en 2006 avec la promesse du gouvernement Harper qu’elle serait régulièrement révisée, ne répond pas aux besoins d’aujourd’hui des anciens combattants et de leurs proches.
« Les groupes de défense des droits des anciens combattants qui ont appuyé la Charte l’ont fait en croyant qu’elle serait réexaminée, s’il le fallait, en fonction des critères et des demandes de nos anciens combattants d’aujourd’hui, mais cela ne s’est pas concrétisé. »
Les participants de la table ronde regarderont une vidéo de la mère d’un soldat blessé, Francine Matteau. En compagnie de son fils, elle monte un dossier contre la nouvelle Charte des anciens combattants, et affirme qu’il aurait reçu une meilleure compensation financière sous l’ancienne charte.
« La lutte menée par Mme Matteau n’est qu’un exemple de la façon dont la Charte ne fonctionne pas actuellement pour nos anciens combattants », a conclu M. Oliphant.



