
Aujourd’hui, les libéraux sont au travail, sur la Colline parlementaire, où ils organisent une table ronde visant à suppléer à l’absence d’idées et de mesures du gouvernement Harper, sur l’élimination de la pauvreté et de l’itinérance au Canada.
« Un trop grand nombre d’enfants sont laissés de coté, car les Canadiens ayant un faible revenu ont de la difficulté à joindre les deux bouts, a déclaré le chef libéral, Michael Ignatieff. Les libéraux sont d’avis que le gouvernement doit contribuer à résoudre ce problème. »
Sous le gouvernement conservateur, la pauvreté infantile a empiré, le recours aux banques alimentaires s’est accru de 10 % depuis mars 2008 et 37 % des personnes aidées sont des enfants.
« Il est inadmissible que M. Harper n’ait aucune stratégie de lutte contre la pauvreté infantile. Peut-on s’étonner du fait qu’il s’est déjà vanté de s’être opposé aux programmes gouvernementaux visant à éradiquer la pauvreté infantile ? a demandé le porte-parole libéral responsable des ressources humaines et du développement des compétences, Michael Savage. Les libéraux adoptent une approche différente, notamment en réunissant des Canadiens qui ont de l’expérience en matière de lutte contre la pauvreté et l’itinérance, en compagnie de députés qui peuvent élaborer les politiques dont on a besoin pour résoudre ce problème. »
Les séances matinales, dirigées par les députés libéraux Mike Savage, Ken Dryden, Ruby Dhalla et Gerard Kennedy et par le sénateur Art Eggleton, consisteront en un groupe de discussion composé de défenseurs de la justice sociale, qui détermineront le coût de la pauvreté pour la société, les mesures ayant réussi dans le passé à réduire la pauvreté et ce que le Canada devrait faire aujourd’hui.
Les séances de l’après-midi mettront l’accent sur ce que nous devons faire à long terme et donneront l’occasion au public de discuter avec les spécialistes, les députés et les sénateurs.
La dernière séance fera le point sur les discussions et il sera demandé aux spécialistes de mettre l’accent sur les mesures que, d’après eux, le gouvernement fédéral devrait prendre pour réduire la pauvreté au Canada.
« Nous connaissons tous quelqu’un dont la vie n’est pas du tout ce qu’il attendait, que ce soit une mère monoparentale, une personne handicapée, un Autochtone, un nouvel immigrant, a dit Ken Dryden, conseiller national en rapprochement du Parti libéral pour les familles salariées et la pauvreté. Tout le monde mérite la chance de réussir dans la vie. Il est plus que temps de nous unir dans un effort collectif pour nous attaquer à la pauvreté. C’est pourquoi on est là aujourd’hui. »
Parmi les nombreuses conséquences de la fermeture du Parlement décidée par le Premier ministre, mentionnons l’annulation d’une étude parlementaire en cours sur la pauvreté.
Données générales
La réalité de la pauvreté aujourd’hui au Canada
• Presque trois millions et demi de personnes sont pauvres au Canada.
• Un enfant canadien sur 7 (environ 788 000) est pauvre, mais ce chiffre ne comprend pas les enfants habitant dans des refuges, dans les territoires et dans les réserves.
• Un rapport des Nations Unies de 2007 sur le bien-être des enfants a placé le Canada au 12e rang sur 21 pays, derrière des pays tels que la Norvège, la Suède, le Danemark, l’Espagne et la Suisse.
• Les chiffres sont beaucoup plus élevés chez les Premières Nations et les Inuits, chez lesquels un enfant sur 4 grandit en pauvreté.
• L’utilisation des banques alimentaires au Canada a augmenté de 10 % depuis mars 2008. 37 % des personnes aidées sont des enfants.
• Le Secrétariat national pour les sans-abri du Canada estime qu’il y a environ 150 000 personnes sans abri, alors que d’autres rapports indiquent qu’il y en aurait jusqu’à 300 000 au Canada.
Relever le défi : la pauvreté, l’itinérance et le logement social
Faire des investissements sociaux avec des crédits de relance réservés à l’infrastructure sociale représente une partie importante de la relance de l’infrastructure économique. Bien que le gouvernement Harper ait promis beaucoup, il a fait très peu. Il suffit de regarder les faits. Au mois de décembre :
• Seulement 12 % des projets d’infrastructure promis créaient des emplois.
• Seulement 4,6 % du fonds de 1 milliard de dollars réservé pour la rénovation des logements sociaux existants avaient été dépensés.
• Seulement 1,9 % du fonds de 400 millions de dollars réservé pour la construction de HLM pour les aînés est sorti des coffres.
• Seulement 0,1 % du fonds de construction de 75 millions de dollars réservé au logement pour les handicapés a été dépensé.



