
Les libéraux travaillent à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une autre forme de démence, ainsi que de leur famille, en organisant sur la Colline parlementaire une table ronde sur les maladies neurodégénératives et les stratégies visant à alléger le fardeau des aidants naturels.
« Compte tenu du vieillissement de notre population, la maladie d’Alzheimer et d’autres troubles neurologiques comme la maladie de Parkinson seront un véritable fardeau pour nos proches. » C’est ce qu’a déclaré aujourd’hui le chef de l’Opposition Michael Ignatieff, qui a amorcé le débat en évoquant son expérience personnelle avec la maladie de sa mère.
« Il est essentiel que les gouvernements prennent des mesures pour se préparer à l’impact futur prévu des maladies neurologiques sur notre système de santé et notre économie », a dit la porte-parole libérale responsable de la santé publique, le Dr Kirsty Duncan.
La table ronde sera animée par des spécialistes des maladies neurologiques, des groupes de défense, ainsi que des personnes vivent avec ces maladies.
« Il s’agit là d’une occasion d’approfondir le débat important sur l’origine, la prévention, le diagnostic et le traitement de la maladie d’Alzheimer et des diverses formes de démence, a ajouté le Dr Duncan. Nous examinerons aussi des stratégies pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de démence et pour alléger le fardeau des aidants et des familles des patients. »
Stephen Harper a mis un terme au travail du sous-comité parlementaire des maladies neurologiques lorsqu’il a fermé le Parlement jusqu’au mois de mars. Le comité avait prévu deux jours pour entendre des témoignages d‘experts en février.
« Nous avons organisé ce forum parce que les décideurs, les scientifiques et les intervenants veulent continuer ce débat, a ajouté le Dr Duncan. Nous devons penser à rassembler des ressources dans le but de nous pencher sur les maladies neurologiques, le type de recherche qu’on devrait faire et l’aide qu’on peut apporter au nombre croissant de familles touchées par ces maladies. »
« Espérons que le sous-comité sera reconstitué dès la rentrée parlementaire pour que nous puissions continuer nos travaux sur cette question importante au profit de tous les Canadiens. »
Fiche d’informations : Forum sur la maladie d’Alzheimer et la démence
• Aujourd’hui, un demi-million de Canadiens sont atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une forme de démence. 71 000 de ces personnes ont moins de 65 ans, et les femmes représentent 72 % de tous les cas de maladie d’Alzheimer.
• Un Canadien sur trois, soit 10 millions de personnes, sera affecté par une maladie, un trouble ou un accident neurologique ou psychiatrique à un moment ou l’autre de sa vie.
• La maladie d’Alzheimer est la principale forme de démence. Elle représente actuellement 64 % de tous les cas de démence.
• Un récent rapport de la Société Alzheimer du Canada a souligné qu’il y avait un nouveau cas de maladie d’Alzheimer ou de démence quelconque au Canada toutes les cinq minutes en 2008, mais qu’en 2038 un nouveau cas sera diagnostiqué toutes les deux minutes.
• La SLA, la sclérose en plaques et les maladies d’Alzheimer et de Parkinson ne peuvent être guéries, et il n’existe aucun traitement efficace qui puisse systématiquement ralentir ou arrêter l’évolution de ces terribles maladies neurodégénératives.
• Ces maladies sont souvent un lourd fardeau pour les familles canadiennes. Actuellement, au moins 2,85 millions de Canadiens s’occupent d’un membre de leur famille ayant des problèmes de santé à long terme. On prévoit que le nombre de personnes âgées souffrant de maladies chroniques nécessitant des soins à domicile augmentera d’un tiers d’ici 2017.
• Selon une étude du ministère fédéral de la Santé, 25 % des aidants naturels ont ressenti dans leur emploi les répercussions de leurs responsabilités personnelles, et environ 40% d’entre eux sont aux prises avec des pressions financières à long terme liées à ces responsabilités.



