OTTAWA– La porte-parole libérale en matière de tourisme et de porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, Joyce Murray, a souligné aujourd’hui que le Parti libéral du Canada se réjouit que la Commission canadienne du tourisme ait finalement ouvert un nouveau centre de tourisme à Beijing.
« Par contre, il s’agit d’un triste rappel du fait que le premier ministre Stephen Harper a perdu des années d’opportunités, a fait savoir Mme Murray. En ignorant et insultant ouvertement la Chine, qui a l’économie à la croissance la plus rapide au monde et représente le deuxième plus important partenaire commercial du Canada, le statut de destination approuvée (SDA) que le Canada devait recevoir en 2006 avait été retardé jusqu’en 2009. En fait, le Canada était l’un des derniers pays développés à recevoir cette désignation. »
Selon Mme Murray, les échecs diplomatiques du gouvernement et la mauvaise gestion de politiques ont également contribué à la précipitation du déclin du classement du Canada en tant que destination d’une nuit pour les voyageurs internationaux.
« Depuis le SDA, les touristes chinois sont venus en grand nombre au Canada, a ajouté Mme Murray. Au cours des 12 derniers mois seulement, 240 000 voyageurs chinois sont venus au Canada – une augmentation de près de 25 % comparativement à l’année précédente. Ceci démontre l’ampleur des trois années d’opportunités que nous avons perdues pour le secteur du tourisme canadien. Malgré tout, bien que le Canada ait la cote la plus élevée dans le classement de marque mondiale, lorsqu’il s’agit du choix actuel de destination pour les visites d’une nuit, nous sommes passés du 7e au piètre 15e rang. »
Les représentants de l’industrie du tourisme nous informent que de nombreux autres obstacles créés par ce gouvernent, y compris l’élimination du remboursement de la TPS aux voyageurs et la pénible nécessité d’obtenir un visa sans avoir au préalable consulté les pays concernés comme le Mexique, qui représentait jadis le marché du Canada à la croissance la plus rapide. Ils soulignent que les taxes, les frais, et les droits imposés par le gouvernement fédéral aux aéroports sont des plus élevés au monde, ce qui est un dissuasif important pour les touristes.
« Grâce à la mauvaise gestion de ce gouvernement, le déficit de l’industrie du tourisme au Canada a augmenté d’un impressionnant 14 milliards de dollars, a conclu Mme Murray. Plutôt que d’organiser des séances de photos en Chine, le premier ministre doit régler le problème que son gouvernement a créé. »



