MALPEQUE (Île-du-Prince-Édouard) – Suite à de nouvelles révélations concernant le passé mouvementé de Bruce Carson, l’ancien chef du cabinet de Stephen Harper, le Parti libéral du Canada exige de savoir comment un homme ayant cinq condamnations pour fraude a réussi à obtenir un poste au sein de la plus haute instance du pays, gérant des dossiers internationaux délicats et rencontrant des chefs mondiaux.
« Stephen Harper nie maintenant qu’il était au courant de la situation de M. Carson, mais ceci n’est tout simplement pas crédible, a déclaré le candidat libéral dans Malpeque, Wayne Easter. L’ensemble du casier judiciaire de M. Carson – comprenant cinq condamnations pour fraude – a été rendu public lorsqu’il fait l’objet d’une vérification de sécurité par le cabinet du premier ministre. C’est tout simplement incroyable que M. Harper aurait embauché quelqu’un en tant que son chef de cabinet par intérim, soit son conseiller principal, sans être au courant des détails de cette vérification.
« Stephen Harper démontre encore une fois pourquoi il est le roi incontesté du favoritisme. Il accorde la priorité aux intérêts de ses copains – aussi louches soient-ils – plutôt que de l’accorder à ce qui est meilleur pour le pays. »
Hier, la Presse canadienne a révélé que M Carson a été reconnu coupable de cinq accusations de fraude – trois de plus que celles que nous connaissions déjà. De plus, M. Harper était au courant des antécédents criminels de M. Carson – mais il l’a tout de même engagé comme l’un de ses conseillers les plus proches. M. Carson fait face en ce moment à une enquête de la GRC pour trafic d’influence.
« Si M. Carson dit la vérité – qu’il a tout divulgué durant sa vérification de sécurité – alors il est clair que M. Harper a tout simplement décidé d’ignorer les faits pour donner un emploi à son copain au sein du cabinet du premier ministre, a indiqué M. Easter. M. Harper ne peut blâmer personne d’autre que lui-même pour le scandale de trafic d’influence qui bouleverse son gouvernement. Dès le départ, il n’aurait jamais dû engager un fraudeur reconnu coupable.
« Encore une fois, nous voyons que les conservateurs sont prêts à contourner, à briser et ne à pas respecter les règles lorsque leurs copains sont impliqués. Ceci est l’un des nombreux scandales qui entourent son régime : sa garde rapprochée faisant face à des accusations pour avoir brisé les lois électorales, deux enquêtes de la GRC et encore davantage d’enquêtes relatives au favoritisme et à l’utilisation de ressources gouvernementales à des fins politiques. Ce genre de mépris envers les Canadiens et la démocratie est précisément pourquoi nous devons tourner la page sur ce gouvernement. »



