Aujourd’hui, sur la Coline parlementaire, les députés libéraux seront solidaires avec les familles de femmes et de filles autochtones, portées disparues ou assassinées, pour la première Marche annuelle du Jour de la justice des Sœurs par l’esprit.
« En coupant le financement des Sœurs par l’esprit l’an passé, le gouvernement Harper a tenté de faire taire la voix principale des femmes et des filles autochtones portées disparues et assassinées, a déclaré la porte-parole libérale responsable de la Condition féminine Anita Neville.
« Leurs travaux de recherche sur les près de 600 cas ont mis en lumière une réalité sur laquelle on avait jusqu’à maintenant fermé les yeux. Ces cas ont conduit à la création d’une base de données nationale, la première en son genre au pays. Et voilà que Stephen Harper met fin à leurs activités. »
L’initiative Sœurs par l’esprit de l’Association canadienne des femmes autochtones a travaillé à mener des enquêtes et à sensibiliser la population sur le taux extrêmement élevé de violence faite aux femmes et aux filles autochtones au Canada.
Le financement pour l’initiative Sœurs par l’esprit a été mis en place par le gouvernement libéral précédent, avec une enveloppe de 5 millions de dollars sur cinq ans. Lorsque le financement a pris fin à la fin mars 2010, les conservateurs ont offert à l’Association canadienne des femmes autochtones un montant de 500 000 dollars versé en une seule fois pour continuer leur projet. Toutefois, des bulletins d’informations allèguent que le financement a été prolongé à la condition que l’Association canadienne des femmes autochtones n’utilise pas le nom des Sœurs par l’esprit, ne mène aucun travaux de recherche, ni d’actions de défense ou d’orientations politiques.
Selon des estimations, si on appliquait le taux des disparations et des meurtres de femmes autochtones à l’ensemble des citoyennes canadiennes du pays, cela représenterait environ 19 400 femmes disparues ou assassinées. Depuis mai 2009, les libéraux demandent que l’on mène une enquête publique complète sur la question de ce nombre élevé de meurtres et de disparitions – et sur les problèmes systémiques que cela révèle.
« Le présent gouvernement a traité les Autochtones comme des citoyens de seconde classe, premièrement en coupant des programmes importants établis par l’Accord de Kelowna, et deuxièmement en refusant de demander la tenue d’une enquête complète sur la disparition de ces femmes et de ces filles », a dit le porte-parole libéral responsable des Affaires autochtones, Todd Russell.
Selon Lise Zarac, présidente du caucus libéral féminin, cela reflète la tendance du gouvernement de miner activement la condition de la femme au Canada.
« Le gouvernement conservateur a passé les cinq dernières années à faire reculer la cause de l’égalité des femmes au Canada, a rappelé Mme Zarac. En tentant d’éliminer le programme Sœurs par l’esprit, le gouvernement conservateur porte atteinte à la capacité de la société civile à améliorer l’égalité entre les sexes au Canada.
« Il est évident que les priorités de Stephen Harper sont mal placées lorsqu’il est prêt à donner des réductions d’impôts aux plus grandes sociétés et à dépenser des milliards de dollars sur des avions de chasse, mais qu’il refuse de financer l’initiatives des Sœurs par l’esprit. La triste réalité est que ces disparitions de femmes et de filles autochtones vont se poursuivre si nous ne faisons pas plus pour mettre fin à cette violence », a conclu Mme Zarac.



