Alors que le refus d’agir au sujet des émissions de carbone de la part du ministre conservateur de l’Environnement, Peter Kent, menace des emplois au Canada, un futur gouvernement libéral mettra en œuvre un système de plafonnement et d’échange sur le carbone afin de bâtir une économie canadienne plus propre et plus prospère, a déclaré aujourd’hui le porte-parole libéral responsable de l’Environnement, Gerard Kennedy.
« Le propre groupe d’experts du gouvernement sur l’environnement et l’économie exhorte Peter Kent à cesser de tergiverser et d’introduire un système de plafonnement et d’échange pour faire progresser l’économie canadienne », a affirmé M. Kennedy.
Le rapport publié par la Table ronde nationale sur l’environnement et l’économie, comité nommé par le gouvernement Harper, avertit que des retards en ce qui a trait aux réductions d’émissions de gaz à effet de serre coûteront aux consommateurs et à l’économie canadienne des milliards de dollars de plus en coûts énergétiques.
« Les Canadiens voient très bien la tactique peu convaincante des conservateurs de faire porter sur les États-Unis leur échec en matière de réduction des émissions, a expliqué M. Kennedy. Le Canada doit agir afin de protéger ses propres intérêts. »
Un gouvernement libéral mettra sur pied un système de plafonnement et d’échange sur le carbone. Le rapport de la Table ronde demande l’instauration d’un système national de plafonnement et d’échange qui établirait un prix sur le carbone en vendant aux enchères des permis pour les émissions de gaz à effet de serre et qui permettrait à l’industrie d’acheter et de vendre ces permis et d’autres crédits.
« Le gouvernement Harper se voit démasqué par son propre groupe d’experts, a affirmé Francis Scarpaleggia, porte-parole libéral responsable des dossiers de l’Eau. Sous les conservateurs, le Canada sera loin d’atteindre ses modestes objectifs en termes d’émission de carbone. »
Un gouvernement libéral futur créera un système de plafonnement et d’échange qui soit vérifiable et juridiquement contraignant, assorti de plafonds absolus qui mènent à de vraies réductions. Un système canadien de plafonnement et d’échange doit respecter certains principes généraux :
- être équitable pour toutes les régions;
- les objectifs en matière d’émission ne doivent pas sanctionner ceux qui les ont adoptés très tôt et qui ont déjà pris des mesures afin de réduire les émissions;
- il doit couvrir toutes les industries sans exception;
- il doit être compatible avec un système américain de plafonnement et d’échange et d’autres systèmes dans le monde; et
- il doit établir un prix sur le carbone en permettant que les crédits soient vendus aux enchères et échangés sur les marchés internationaux.
« Même les entreprises canadiennes ne voient pas du même œil les changements climatiques que le gouvernement Harper. Le Parti libéral croit que c’est maintenant le temps de mettre tous les secteurs au diapason afin de réconcilier notre économie et notre environnement et de mettre en place les emplois et une économie compétitive dont nous avons besoin dans l’avenir », a conclu M. Kennedy.



