VANCOUVER – Un gouvernement libéral aidera les familles canadiennes à épargner pour la retraite grâce à de nouvelles mesures pour renforcer notre système public de pensions, incluant une augmentation du soutien aux aînés et une nouvelle Option de retraite sûre volontaire pour les Canadiens qui n’ont pas accès à un régime de retraite, a annoncé aujourd’hui le chef libéral, Michael Ignatieff.
« Les Canadiens qui travaillent toute leur vie durant pour subvenir aux besoins de leurs familles méritent une retraite sur laquelle ils peuvent compter », a déclaré M. Ignatieff lors d’une annonce en compagnie de la candidate libérale dans Vancouver Kingsway, Wendy Yuan, dans une PME locale – The Medecine Shoppe – dont les employés n’ont pas accès en ce moment à un régime de retraite.
« Stephen Harper a choisi d’abandonner le Régime de pensions du Canada et cinq ans se sont écoulés sans qu’il n’ait présenté une réforme sérieuse et grandement nécessaire des pensions, a-t-il ajouté. Pendant qu’il examine des options compliquées, à haut risque et coûteuses du côté du secteur privé, les libéraux appuient notre Régime de pensions fiable afin d’offrir aux familles un moyen fiable, simple et peu coûteux d’épargner. »
Selon notre plan, un gouvernement libéral travaillera avec les provinces et les territoires afin de bonifier le Régime de pensions du Canada (RPC) :
- en augmentant graduellement les prestations déterminées du RPC de base;
- en instaurant l’Option de retraite sûre, qui offrira aux Canadiens un nouveau mécanisme d’épargne qui est simple et volontaire, déductible d’impôt et adossé par le RPC qui est peu coûteux et digne de confiance.
Un gouvernement libéral protégera également les membres les plus vulnérables de notre société en injectant 700 millions de dollars par année dans le Supplément de revenu garanti afin de soulager la pauvreté parmi les aînés, surtout les femmes et les aînés handicapés.
Pour venir en aide aux travailleurs laissés à eux-mêmes après la faillite de leur employeur, M. Ignatieff s’est aussi engagé à mieux protéger les bénéficiaires de prestations d’invalidité de longue durée, et à mettre sur pied une agence de protection des régimes de retraite dans le but d’offrir aux Canadiens une nouvelle façon sûre de gérer leur pension privée après la faillite de leur employeur.
« De moins en moins de Canadiens bénéficient d’un régime de retraite de qualité offert par leur employeur, a expliqué M. Ignatieff. La démarche de M. Harper réjouira peut-être les banques et les sociétés d’assurances de Bay Street, mais une option privée ne suffit pas, en soi, à combler les besoins des familles canadiennes. »
« La bonification du RPC offre d’énormes avantages pour les employeurs comme pour les employés puisqu’elle est à l’abri des risques, de la complexité et des frais de gestion cachés qui grugent trop souvent l’épargne-retraite des régimes privés du secteur financier », a-t-il ajouté.
Les Canadiens n’épargnent pas assez pour la retraite, et les trois quarts des travailleurs du secteur privé n’ont pas de régime de retraite agréé. Les conservateurs de Stephen Harper ont renoncé à renforcer le RPC après en avoir parlé pendant des mois. Ils ont plutôt proposé une option pour le secteur privé qui n’est guère plus généreuse que les REER existants.
« Nous pouvons améliorer la situation des familles – sans augmenter les impôts ou laisser les Canadiens patienter un autre cinq ans – si nous mettons fin aux cadeaux des conservateurs pour les grandes entreprises et les milliards qu’ils gaspillent sur des avions de chasse et des prisons. Il est maintenant temps de mettre l’accent sur ce qui importe vraiment : donner à tous les Canadiens les moyens de profiter d’un avenir prospère. »
Un meilleur système public de pensions pour tous les travailleurs canadiens
Les Canadiens qui travaillent toute leur vie durant pour subvenir aux besoins de leurs familles méritent une retraite sûre et confortable.
Malheureusement, de moins en moins de Canadiens bénéficient d’un régime de retraite de qualité offert par leur employeur, et 75 % de tous les travailleurs du secteur privé n’ont pas de régime de retraite offert par leur employeur (i).
Entretemps, les cotisations aux régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) n’ont pas augmenté au cours des dix dernières années. De nombreux REER prélèvent des frais annuels de 2 % ou plus sur les actifs. Le coût, les risques et la complexité des REER découragent beaucoup de Canadiens d’y recourir pour bénéficier d’une retraite sûre.
Près de 20 à 25 % des retraités actuels ne peuvent remplacer une proportion adéquate de leur revenu préretraite. Selon les prévisions au sujet du taux d’épargne des particuliers et des bilans financiers des ménages, la population de retraités « à risque » augmentera au cours des prochaines décennies.
C’est un gouvernement libéral qui a institué le Régime de pensions du Canada (RPC) en 1965. Grâce aux efforts déployés par les gouvernements libéraux au cours des années 1990, le RPC et le programme de Sécurité de la vieillesse sont en bonne santé financière. Cependant, pour beaucoup d’aînés, ces piliers de notre système de retraite sont leurs seules sources de revenus (ii).
Malheureusement, le gouvernement Harper a renoncé à renforcer le RPC après en avoir parlé pendant des mois. Il a plutôt proposé une option du secteur privé qui n’est guère plus généreuse que les REER existants. La démarche de Stephen Harper réjouira peut-être les banques et les sociétés d’assurances de Bay Street, mais elle ne suffit pas à combler les besoins des familles canadiennes.
Un régime de retraite solide et une retraite sûre devraient être à la portée de tous, et non un luxe réservé à une élite. La manière la plus sûre et la plus abordable d’y parvenir consiste à bonifier le RPC, qui a si bien servi les Canadiens. Le RPC offre d’énormes avantages pour les employeurs comme pour les employés puisqu’elle est à l’abri des risques, de la complexité et des frais de gestion cachés qui grugent trop souvent l’épargne-retraite des régimes privés du secteur financier.
Un gouvernement libéral travaillera avec les provinces et les territoires afin de bonifier le RPC de deux façons complémentaires. Nous appuierons une hausse graduelle des cotisations et des prestations du RPC de base pour assurer une retraite plus sûre à tous les Canadiens. En outre, un gouvernement libéral proposera un nouveau supplément volontaire pour le RPC, appelé l’Option de retraite sûre.
L’Option de retraite sûre
Tous les travailleurs canadiens qui le désirent pourront miser sur l’Option de retraite sûre, qui sera des plus souples. Grâce à ce mécanisme, les travailleurs canadiens pourront choisir, par exemple, d’épargner 5 % ou 10 % de plus de leur salaire dans un fonds de retraite sûr adossé par le RPC.
Alors que des millions de Canadiens ne peuvent se permettre d’assumer les risques ou les coûts associés à la bourse ou aux REER, l’Option de retraite sûre constituera pour eux un nouveau mécanisme public d’épargne public assorti d’une déduction d’impôt. Les cotisations au titre de l’Option de retraite sûre seront assujetties aux mêmes limites que les cotisations REER, pour éviter que les contribuables à revenu élevé ne bénéficient d’un abri fiscal démesurément généreux.
Les employeurs pourront aussi cotiser aux comptes de l’Option de retraite sûre de leurs employés s’ils le désirent, ce qui représentera un régime de retraite peu coûteux pour les entreprises, et plus précisément pour les PME pour lesquelles le coût de l’établissement d’un régime de retraite serait par ailleurs prohibitif. Grâce au soutien du RPC, les employeurs de toutes tailles auront accès à un vaste fonds avec mise en commun des risques et dont les frais d’administration seront très bas.
L’Option de retraite sûre sera également entièrement transférable, de sorte que les travailleurs pourront continuer de cotiser même s’ils changent d’employeur.
Un gouvernement libéral mettra en place cette nouvelle façon d’assurer la sécurité de retraite de concert avec les provinces et les territoires. Leur accord sera nécessaire pour mettre en place l’Option de retraite sûre puisqu’il faudra modifier le RPC et le Régime de rentes du Québec.
Un gouvernement libéral prendra d’autres mesures pour veiller à ce que le système de pension du Canada protège les membres les plus vulnérables de notre société. Nous allons injecter 700 millions de dollars par année dans le Supplément de revenu garanti pour les aînés à faible revenu afin de soulager la pauvreté parmi les aînés, surtout les femmes et les aînés handicapés.
Nous ferons également en sorte de mieux protéger ceux et celles qui touchent des prestations d’invalidité de longue durée en cas de faillite de l’entreprise qui verse ces prestations. Nous allons aussi mettre sur pied une agence de protection des régimes de retraite dans le but d’offrir aux travailleurs canadiens dont l’employeur fait faillite la possibilité de transférer leur pension au RPC afin que leurs actifs puissent continuer de prendre de la valeur par l’entremise d’un véhicule de placement sûr au lieu de devoir convertir leur pension en une rente à faible rendement.
Q : Devrez-vous travailler avec les provinces pour mettre en œuvre ce plan?
R : Oui. Toute modification au RPC exige l’approbation des deux tiers des provinces canadiennes correspondant aux deux tiers de la population du pays. La plupart des provinces appuient l’amélioration graduelle des prestations du RPC que proposent les libéraux. Nous serons heureux de travailler avec toutes les provinces et tous les territoires afin de relancer les négociations visant à améliorer le RPC – négociations desquelles les conservateurs se sont retirés.
L’amélioration graduelle du RPC, joint à notre supplément volontaire au RPC, l’Option de retraite sûre, est la façon la plus simple et la plus économique d’améliorer la sécurité de retraite des Canadiens.
Q : Comment ce plan coexistera-t-il avec le Régime des rentes du Québec?
R : Le Québec est doté de son propre régime public de pensions, le RRQ, qui est indépendant du RPC. Comme ce fut le cas à d’autres occasions où le RPC a été modifié, nous travaillerons avec le Québec afin d’atteindre des objectifs semblables à ceux qui ont été fixés pour le RPC, c’est-à-dire une augmentation progressive des prestations du plan de pension de base et la création d’une nouvelle Option de retraite sûre.
Q : Quels sont les avantages de l’Option de retraite sûre?
R : L’Option de retraite sûre offrira aux Canadiens un moyen simple, transférable, peu coûteux et à faible risque de faire des économies pour leur retraite qui prendra appui sur le programme public éprouvé qu’est le RPC. La plupart des options d’épargne de retraite dont disposent présentement les Canadiens, tout comme le Régime de pension agréé collectif des conservateurs, sont relativement coûteuses et complexes, présentent un risque significatif pour l’épargne et profiteraient à peu de Canadiens.
Bien que tous les Canadiens puissent éventuellement profiter d’une cotisation à l’Option de retraite sûre, les Canadiens de classe moyenne dépourvus d’un régime de pension enregistré – comme c’est le cas pour 75 % des travailleurs du secteur privé – trouveraient l’Option de retraite sûre fort utile pour s’assurer un revenu de retraite.
Q : Combien coûtera cette initiative?
R : Étant donné que l’Option de retraite sûre sera fondée sur le RPC qui est peu coûteux, elle entraînera peu de coûts administratifs. Ces faibles coûts seront refilés aux Canadiens sous la forme d’un meilleur rendement des investissements.
L’Option de retraite sûre sera entièrement financée par des cotisations volontaires de travailleurs et d’employeurs canadiens. Comme ces cotisations seront déductibles du revenu imposable, cette option entraînera à la longue des coûts budgétaires en raison d’une diminution du revenu provenant de l’impôt. Nous ne nous attendons pas à des coûts significatifs au cours des deux premières années d’un gouvernement libéral, car il faudrait d’abord prendre le temps de négocier l’Option de retraite sûre avec les provinces et la mise en œuvre du programme sera suivie d’une phase de lancement.
Q : Comment seront calculées les prestations de l’Option de retraite sûre?
R : L’Option de retraite sûre est un régime de pension à cotisations déterminées. Le montant payé variera en fonction des cotisations et du rendement des investissements.
Le RPC, sur lequel sera fondée l’Option de retraite sûre, fait appel à une stratégie de placement très sûre, qui a permis au RPC de supporter des chocs économiques auxquels le Canadien moyen a eu du mal à résister à l’intérieur de leurs RÉER et d’autres instruments d’épargne. Comme le RPC, l’Option de retraite sûre serait gérée de façon à maximiser le rendement sans entraîner de risques de pertes indues. La taille du RPC permet de diversifier énormément les avoirs financiers, ce qui aide à réduire les risques. Bien qu’aucun investissement ne soit sûr à 100 %, l’Option de retraite sûre offrira aux Canadiens un instrument d’épargne de retraite très sûr comparativement aux autres options disponibles.
Q : Qui gérera l’argent que je verse à un compte de l’Option de retraite sûre?
R. Les fonds versés aux comptes de l’Option de retraite sûre seraient gérés par l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada. L’Office d’investissement du RPC est une société de la Couronne et une organisation de gestion professionnelle d’investissements qui a été constituée en société en 1997.
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[i]Baldwin Consulting, octobre 2009, Research Study on the Canadian Retirement Income System: Final Report, p. 54, figure 1
[ii]TD Economics, juin 2010, Rapport spécial : Retirement Income Security Reform: Rush Prudently, Don’t Run Blindly.



