
Le chef libéral, Michael Ignatieff, exige que le gouvernement Harper rétablisse immédiatement le financement de l’Université des Premières Nations du Canada pour assurer la viabilité à long terme d’une institution essentielle à la réussite et à l’avenir de nombreux étudiants des Premières Nations.
« La décision précipitée du gouvernement Harper a des effets très réels et néfastes sur des centaines d’étudiants et de professeurs, a déclaré M. Ignatieff. Je suis d’accord sur le fait qu’il faut régler des problèmes administratifs graves, mais après m’être entretenu avec les parties concernées, je suis convaincu que les mesures nécessaires sont en train d’être prises. Il est impératif que nous rétablissions immédiatement le financement pour que les étudiants ne soient pas injustement pénalisés. »
Hier, M. Ignatieff a rencontré des représentants de la Fédération des nations indiennes de la Saskatchewan, le corps professoral et les étudiants de l’Université des Premières Nations, ainsi que l’Association canadienne des professeurs d’université, pour discuter de la fermeture imminente de l’établissement.
« Les mesures nécessaires sont en train d’être prises par toutes les parties concernées pour assurer une meilleure gouvernance et une meilleure structure financière, a déclaré M. Ignatieff. Une entende de gestion et d’intendance avec l’Université de Regina a notamment été récemment conclue. Ces progrès vont faire en sorte que l’Université des Premières Nations puisse continuer à offrir un milieu propice aux études, respectueux et culturellement adapté pour les étudiants autochtones comme pour les étudiants non autochtones. »
Les perturbations ont laissé dans le flou 700 étudiants, 65 professeurs et 150 membres du personnel, et mèneront à l’annulation de plus de 400 cours à un moment crucial du calendrier universitaire. Elles auront également un impact négatif sur un certain nombre de programmes de recherche et de disciplines spécialisées de l’Université des Premières Nations, financés par le gouvernement fédéral, qui vont disparaître suite à la décision du gouvernement.
« À l’exception du gouvernement fédéral, toutes les parties concernées conviennent de l’importance cruciale de sauver l’Université des Premières Nations du Canada, a conclu M. Ignatieff. Cette institution unique a toujours permis de créer de nouvelles possibilités pour les étudiants autochtones et elle profite à tous les Canadiens. »



