La grave situation qui sévit au Québec, suite aux grandes marées d’hiver survenues depuis le début de la semaine dans le bas du fleuve, appelle la compassion et la solidarité de tous les Canadiens envers nos concitoyens victimes de ce cataclysme naturel. Selon les experts de l’Institut Maurice-Lamontagne, aucun phénomène semblable n’a été observé dans ces régions depuis 1914.
« C’est dans ces moments que l’on a besoin du soutien de la famille élargie, a indiqué Michael Ignatieff, chef de l’Opposition officielle à Ottawa. Le gouvernement du Québec a déjà décrété l’état d’urgence dans le bas du fleuve et je demande au gouvernement fédéral de mettre le plus rapidement possible ses moyens techniques, professionnels, humains et financiers à la disposition du Québec et des ses habitants dans le cas où ceux-ci solliciteraient son intervention.
« J’ai parlé hier soir avec certains intervenants locaux dont la mairesse de Ste-Anne-des-Monts ainsi qu’avec Nancy Charest, candidate libérale dans le comté de Haute-Gaspésie – La Mitis – Matane – Matapédia, a ajouté M. Ignatieff, et les besoins des collectivités, comme ceux de la population touchée sont à la hauteur des dégâts importants survenus à l’environnement, aux berges, aux routes et aux habitations. »
Les chaînes de télévision rapportent depuis deux jours des images de désolation : citoyens évacués, maisons emportées ou dont les fondations sont gravement hypothéquées, berges submergées, quais endommagés, routes détruites, voies ferrées inondées et terrains ravagés par l’érosion.
« L’érosion des berges est un dossier de première importance pour la région, a précisé la candidate libérale, Nancy Charest. Il faut non seulement que le gouvernement fédéral soit présent dans les moments d’urgence mais aussi lorsque viendra le temps d’élaborer des mesures préventives pour l’avenir, ce à quoi je consacrerai mes énergies auprès d’un prochain gouvernement libéral. Le fédéral ne peut plus rester les bras croisés. »



