
Les services de santé en milieu rural sont importants pour notre qualité de vie
COMTÉ DE HANTS (N.-E.) – Lors d’une visite au centre de santé communautaire Hants Shore, à l’extérieur de Halifax, le chef libéral Michael Ignatieff s’est engagé à attirer davantage de médecins, d’infirmiers et d’infirmiers praticiens dans les régions rurales mal desservies en effaçant leur dette d’étudiants jusqu’à concurrence de 20 000 dollars.
« Tous les Canadiens devraient jouir d’une qualité de vie élevée et avoir accès à des services comparables, peu importe où ils vivent, a déclaré M. Ignatieff. Dans les régions rurales, trop de gens doivent faire des heures de route pour que leur famille obtienne des services de santé, et ce n’est pas normal. »
20 % des Canadiens vivent en région rurale mais seulement 10 % des médecins du Canada y exercent leur profession.
« Notre caucus rural nous a dit que la disponibilité des services de santé était un problème depuis de nombreuses années, et nous sommes à l’écoute car les régions rurales comptent beaucoup pour l’avenir de notre pays, a ajouté le chef libéral. C’est pourquoi je m’engage à ce qu’un futur gouvernement libéral finance des mesures incitatives qui vont attirer et garder les professionnels de santé dans les régions rurales, où il y a une pénurie de services de santé. »
« La priorité du gouvernement Harper est d’accorder des baisses d’impôts supplémentaires pour les entreprises, a ajouté M. Ignatieff. Cela, notre pays et nos familles ne peuvent pas se le permettre. Nous, les libéraux, voulons faire un choix différent : nous voulons investir cet argent dans des initiatives comme celles que nous annonçons aujourd’hui en faveur des services de santé ruraux. »
En collaboration avec les provinces et les territoires, un futur gouvernement libéral effacerait les prêts étudiants fédéraux jusqu’à concurrence de 5 000 dollars par an pendant quatre ans, pour un total de 20 000 dollars, pour les médecins, infirmiers et infirmiers praticiens qui choisissent d’exercer leur profession dans une localité rurale désignée mal desservie. Une part équitable du financement servirait à combler les besoins du Québec en matière de services de santé régionaux car cette province ne participe pas au Programme canadien de prêts aux étudiants. Cette initiative aiderait plus de 1 500 nouveaux professionnels de santé chaque année.
« Les habitants des régions rurales ne peuvent prospérer s’ils n’ont pas accès aux mêmes moyens que leurs concitoyens des régions urbaines. Mais la récession a éprouvé les collectivités rurales et leur économie au point où ces collectivités ne peuvent avoir les services auxquels elles ont droit, a renchéri M. Ignatieff. Sans accès comparable aux soins de santé, à l’éducation, à l’Internet et même aux services postaux, nous risquons d’avoir un fossé entre régions rurales et urbaines qui serait un problème d’unité nationale. »
M. Ignatieff s’est également engagé à ce que le Parti libéral œuvre en partenaire des provinces et des territoires pour rechercher d’autres moyens d’améliorer les services de santé en milieu rural, notamment :
• en finançant les études des futurs médecins et infirmiers qui vont exercer en milieu rural ;
• en encourageant les jeunes des régions rurales à faire des études de médecine ou de sciences infirmières ;
• en créant des programmes de recherche d’emploi à l’intention des conjoints de médecins et d’infirmiers ;
• en améliorant les programmes d’éducation permanente en médecine rurale ;
• en améliorant l’accès des professionnels de santé en milieu rural à l’Internet.
L’engagement du chef libéral en faveur des services de santé ruraux est la première partie de l’initiative « Le Canada rural, ça compte ». D’autres mesures seront annoncées dans les prochaines semaines.
Lors de la conférence « Les 150 ans du Canada » tenue récemment, le chef libéral Michael Ignatieff a dit qu’un gouvernement libéral gèlerait le taux d’imposition des entreprises au Canada. Le gouvernement conservateur de Harper prévoit réduire encore les impôts des entreprises, qui sont déjà parmi les plus bas du G7 et dont il veut faire passer le taux de 18 % à 15 % en janvier prochain. Un gouvernement libéral se servirait des économies faites grâce au gel du taux d’imposition des entreprises – entre 5 et 6 milliards de dollars par an – pour réduire le déficit et financer des initiatives qui aident les familles du Canada. Citons celle qui concerne les médecins et infirmiers en milieu rural, annoncée aujourd’hui.



