
Dans une alimentation saine, basée sur des produits locaux, le Canada rural compte
CANTON DE KING, ONT. – Lors de sa visite à la ferme Holland Acres, le chef du Parti libéral, Michael Ignatieff, s’est engagé à aider les Canadiens à manger des aliments plus sains, de provenance locale, grâce à une « nouvelle politique alimentaire nationale » fondée sur des modes de vie sains, des aliments sûrs, des revenus agricoles stables, la gestion environnementale des terres agricoles et le leadership international.
« Il nous faut retrouver un plus grand nombre de produits locaux sur la table des Canadiens, parce que notre santé et notre économie en dépendent, a dit M. Ignatieff. Les agriculteurs canadiens produisent les aliments les plus sains, les plus sûrs et de la meilleure qualité au monde, et nous allons les aider à acheminer vers nos tables une quantité plus importante de leurs produits, grâce à la première politique alimentaire nationale complète du Canada. »
Nos agriculteurs et notre secteur de l’agroalimentaire représentent un emploi sur huit et des activités économiques de quelque 42 milliards de dollars par année. Cependant, la crise a fait vaciller le pilier économique que constituent nos collectivités rurales – nos fermes – au point qu’il menace de s’effondrer.
M. Ignatieff s’est engagé à ce qu’un futur gouvernement libéral mette en œuvre la première politique alimentaire nationale complète, qui mettra l’accent sur cinq domaines d’intervention :
• Des modes de vie sains : créer un Fonds d’achat local de 80 millions de dollars pour promouvoir les marchés de producteurs locaux et les aliments locaux; lancer un programme Bon Départ de 40 millions de dollars visant à aider 250 000 enfants de familles à faible revenu à avoir accès à des aliments sains produits localement; introduire progressivement un étiquetage santé et des normes rigoureuses sur les gras trans et lancer le programme Des choix sains pour aider les Canadiens à prendre des décisions éclairées en matière d’alimentation.
• Des aliments sûrs: mise en œuvre de toutes les recommandations du rapport Weatherill, investissement de 50 millions de dollars pour améliorer l’inspection des aliments et s’assurer que les aliments importés respectent nos normes nationales strictes.
• Des revenus stables pour nos agriculteurs : repartir sur des bases nouvelles en mettant sur pied des programmes agricoles pratiques et fiables, en partenariat avec les agriculteurs, et rétablir le fonds Agri-Flexibilité afin d’offrir des programmes régionaux souples pour aider les agriculteurs à assumer leurs frais de production.
• Gestion environnementale des terres agricoles : renforcer les programmes environnementaux relatifs aux terres agricoles du Canada, améliorer la gestion des engrais et des pesticides et récompenser les agriculteurs pour des initiatives viables sur le plan de l’environnement.
• Leadership international : faire la promotion des aliments canadiens sur les marchés étrangers et élargir la part du Canada sur les marchés d’exportation de haute valeur tout en contribuant à la sécurité alimentaire en Afrique et dans les pays les plus pauvres de la planète.
« Il est impossible de prévenir la maladie, de lutter contre l’obésité ou de contrôler les coûts du système de santé sans qu’on retrouve un plus grand nombre d’aliments sains locaux sur notre table, a affirmé la porte-parole libérale en matière de santé, le Dr Carolyn Bennett. Nos agriculteurs auront un rôle crucial à jouer dans la recherche de solutions aux défis liés à la santé au cours de la prochaine décennie. »
« Nous travaillons de concert avec les agriculteurs à élaborer de nouveaux programmes agricoles en partant des fermes, pas d’Ottawa, a ajouté le porte-parole libéral responsable de l’agriculture, Wayne Easter. Les agriculteurs nous ont dit qu’’une nouvelle politique alimentaire nationale devait faire table rase et créer des programmes régionaux souples conçus par les agriculteurs et pour les agriculteurs. »
La politique alimentaire nationale constitue le second volet de l’initiative «Le Canada rural, ça compte » du Parti libéral du Canada. M. Ignatieff a récemment rendu public le plan du Parti libéral visant à attirer des médecins et des infirmières dans les collectivités rurales, où ils font cruellement défaut.
« Nous donnons aux Canadiens un choix clair, a déclaré M. Ignatieff. Le choix libéral est de réduire le déficit et d’investir dans des priorités comme une politique alimentaire nationale complète, tandis que Stephen Harper a choisi d’offrir aux grandes entreprises davantage de réductions d’impôt, même si notre pays et nos familles ne peuvent se le permettre. »
Lors de la récente conférence Les 150 ans du Canada, M. Ignatieff a annoncé qu’un gouvernement libéral gèlerait le taux d’imposition des sociétés. Le gouvernement conservateur de M. Harper a toujours comme priorité de ramener de 18 % à 15 % ce taux d’imposition, qui est déjà parmi les plus bas du G-7. Notre pays ne peut se le permettre. Un gouvernement libéral investirait les économies réalisées grâce au gel de l’impôt sur le revenu des entreprises soit de 5 à 6 milliards de dollars chaque année, dans la réduction du déficit et dans des initiatives économiques telles que la politique alimentaire nationale annoncée aujourd’hui.
Rappel des faits :
Points saillants du plan libéral pour la première politique alimentaire nationale du Canada politique alimentaire nationale du Canada



