VANCOUVER – Un gouvernement libéral convoquerait une réunion des premiers ministres dans les 60 jours suivant son assermentation afin d’entamer le travail nécessaire pour arriver à de nouveaux accords financiers et à une réforme à l’échelle du système visant à assurer l’avenir des soins de santé au Canada, a annoncé aujourd’hui le chef libéral, Michael Ignatieff.
« Le Parti libéral est fermement engagé envers le régime universel de soins de santé – et nous nous mettrons immédiatement au travail à titre de partenaire solide afin de garantir que le régime de soins de santé soit là quand nous en aurons besoin, a déclaré M. Ignatieff. Nous tournerons la page sur cinq années de piètre leadership en matière de soins de santé en convoquant tous les premiers ministres à une réunion sur cet enjeu d’importance vitale dans les 60 premiers jours d’un mandat libéral. »
Dans une lettre ouverte aux Canadiens, Michael Ignatieff s’est engagé à maintenir à 6 % l’augmentation annuelle du financement des soins de santé à titre d’assise pour les réformes essentielles, en prenant en compte des deux priorités principales en vue de rehausser la qualité des soins de santé et de contenir les coûts à long terme :
- les soins à domicile – afin de réduire les coûts hospitaliers et de rehausser la qualité des soins de santé; et
- la couverture des médicaments sur ordonnance – afin d’accroître l’accessibilité aux médicaments sur ordonnance et d’en réduire le coût.
« L’Accord sur la santé négocié par le gouvernement libéral de Paul Martin prend fin en 2014, a souligné M. Ignatieff. Il n’y a pas de temps à perdre – nous devons dès maintenant travailler avec les provinces et les territoires pour mettre en place une nouvelle entente de financement qui prendra en compte les réformes telles des soins à domicile améliorés et une couverture élargie et plus abordable des médicaments sur ordonnance. »
La plate-forme libérale présente également des engagements concrets envers un nouveau leadership national, notamment par l’entremise d’un Plan pour les soins familiaux, une Stratégie canadienne de promotion de la santé, une Politique alimentaire nationale pour promouvoir une alimentation saine, et une Stratégie sur la santé du cerveau.
« Le bilan de M. Harper sur la santé parle de lui-même – il n’a pas investi un sou d’argent neuf dans la santé au-delà des engagements pris par Paul Martin dans l’Accord de la santé de 2004 et il n’a pas convoqué les premiers ministres au sujet de la santé une seule fois en cinq ans, a affirmé M. Ignatieff. C’est le bilan d’un gouvernement qui ne se soucie pas de la santé des Canadiens et qui n’est pas sérieux au sujet du rôle fédéral dans les soins de santé.
« Dans son budget, Stephen Harper mentionne que le financement du régime de soins de santé pourrait “ faire l’objet de changements ” et il n’a pris aucun engagement sur le financement de la santé au-delà de deux années supplémentaires, a conclu M. Ignatieff. Les choix irréfléchis de Stephen Harper, soit des milliards en nouvelles dépenses pour des allègements fiscaux aux grandes entreprises, des prisons et des avions de chasse – conjugués à de nouvelles réductions de 11 milliards de dollars – mettent en grave péril le financement durable et à long terme des soins de santé. »
Document d’information
L’engagement libéral envers la réforme du régime de santé
Sous un leadership libéral, le gouvernement fédéral sera un partenaire solide du régime canadien de soins de santé, tournant la page sur cinq ans de désengagement sous le gouvernement Harper.
La plate-forme libérale présente un programme détaillé en matière de soins de santé, et un gouvernement libéral commencerait immédiatement à travailler avec les gouvernements provinciaux et territoriaux afin de le mettre en œuvre.
Un gouvernement libéral convoquerait une réunion des premiers ministres – le premier ministre du Canada et les premiers ministres des 13 provinces et territoires – dans les 60 jours suivant son assermentation. L’objectif de la réunion serait de lancer le processus d’élaboration d’un nouvel accord de financement des soins de santé entre le fédéral, les provinces et les territoires, ainsi que de discuter des réformes à l’échelle du système qui permettront de contenir les coûts et d’améliorer le service aux Canadiens.
Les premiers ministres des provinces et des territoires reconnaissent le besoin de collaborer maintenant en ce qui a trait aux réformes à l’échelle du régime de santé, et non dans trois ans. L’Accord sur la santé de 2004 est le résultat de quatre ans de discussions, articulé autour de l’historique Commission Romanow de 2002 sur l’avenir des soins de santé au Canada.
Un gouvernement libéral renforcera le régime de santé public
Le chef libéral, Michael Ignatieff, s’engage à maintenir l’actuel facteur de progression de 6% du financement fédéral après 2014, lorsque prendra fin l’Accord sur la santé mis en place par le gouvernement libéral précédent.
Ce niveau de financement élevé, prévisible et durable jettera les assises sur lesquelles bâtir des réformes à l’échelle du régime de santé. Le programme présenté dans la plate-forme libérale vise deux domaines prioritaires : les soins à domicile et la couverture des médicaments sur ordonnance.
La réforme des soins à domicile et de la couverture des médicaments sur ordonnance est essentielle afin de fournir des services de qualité aux Canadiens, peu importe où qu’ils habitent. L’amélioration de la couverture des médicaments sur ordonnance et des services de soins à domicile aidera à contenir les coûts du système, en réduisant le coût global des médicaments et en réduisant la demande pour les lits d’hôpitaux à coût élevé.
La plate-forme libérale met également de l’avant d’autres initiatives importantes qui aideront à améliorer la santé des Canadiens, notamment une Politique alimentaire nationale, une Stratégie canadienne de promotion de la santé, une Stratégie canadienne sur la santé du cerveau et les soins de santé en région rurale. Cette réunion des premiers ministres, tenue dès que possible, sera également une occasion de déterminer l’orientation de la collaboration dans ces domaines.
L’approche irresponsable et risquée des conservateurs face aux soins de santé
Stephen Harper n’a pas tenu de réunion des premiers ministres depuis plus de deux ans – et il n’a jamais tenu de réunion des premiers ministres pour discuter des soins de santé. C’est inexcusable, compte tenu de l’importance d’enjeux nationaux comme les soins de santé. Nous avons donc besoin d’un premier ministre qui est prêt à faire preuve de leadership.
Pendant que les Canadiens font face à de longues périodes d’attente, au coût croissant des médicaments sur ordonnance, au vieillissement de la population, à l’accroissement de l’obésité et du diabète, ainsi qu’à un accès limité à des centres de soins à long terme et à des soins à domicile, Stephen Harper soutient que les soins de santé ne relèvent pas du gouvernement fédéral.
Dans le budget de 2011, les conservateurs ont clairement indiqué que leur engagement envers le financement des soins de santé pourrait « faire l’objet de changements ». Par la suite, Jim Flaherty a mentionné qu’il maintiendrait son engagement envers le facteur de progression du transfert canadien en matière de soins de santé pendant deux autres années seulement après l’expiration de l’Accord sur la santé de 2004.
En outre, la plate-forme conservatrice expose le système de soins de santé à un important risque financier. Stephen Harper s’est engagé envers des réductions de 11 milliards de dollars au budget fédéral sans préciser la nature de celles-ci, et ce, au même moment que le financement futur des soins de santé sera renégocié.
Stephen Harper s’est également engagé envers des dépenses majeures en 2014 et au-delà : dont 6 milliards par an pour des allègements fiscaux aux grandes entreprises, de 10 à 13 milliards de dollars pour des mégaprisons à l’américaine, et au moins 30 milliards de dollars pour des avions de chasse furtifs F-35 à compter de 2015 – au moment même où l’Accord sur la santé devra être renouvelé. Ces engagements coûteux, irréfléchis, et à échéance indéterminée mettent en péril la capacité du gouvernement fédéral à financer adéquatement l’avenir du régime de santé.



