De nouvelles preuves que Stephen Harper devra couper dans les soins de santé pour financer ses promesses électorales
Un rapport gouvernemental interne, publié cette semaine dans les médias, démontre que la promesse de Stephen Harper de trouver 11 milliards de dollars de coupures pour respecter ses engagements pour les avions de chasse, les prisons et les allègements fiscaux aux grandes entreprises ne tient tout simplement pas la route – et laissera encore moins d’argent pour assurer l’avenir des soins de santé.
Comme l’une des sources principales des économies qui seront réalisées, M. Harper a cité la centralisation des systèmes informatiques du gouvernement fédéral : « Nous savons que nous pouvons économiser beaucoup d’argent comme ça », a-t-il dit. (iPolitics.ca, le 17 avril 2011)
Toutefois, selon les fonctionnaires chargés de ces systèmes, cela est tout simplement faux.
La réalité :
Selon un rapport interne commandé par Travaux publics et que les médias ont obtenu grâce à la Loi sur l’accès à l’information, la centralisation des systèmes informatiques du gouvernement fédéral regorge d’obstacles – notamment des problèmes de main-d’œuvre et de sécurité. Par conséquent, les économies seraient d’aussi peu que 40 millions par année. (iPolitics, le 17 avril 2011)
M. Harper a dit qu’il ciblerait également la fonction publique fédérale, en ne remplaçant pas un grand nombre des 80 000 fonctionnaires qui doivent prendre leur retraite au cours des prochaines années. Toutefois, même une réduction de 5 % de la main-d’œuvre par attrition ne permettrait d’économiser qu’un milliard de dollars. (iPolitics.ca, le 17 avril 2011)
Comme d’habitude, les calculs de M. Harper ne concordent pas. Étant donné le trou de 11 milliards de dollars dans sa plate-forme électorale, ses énormes dépenses pour des avions de chasse, des prisons et des cadeaux fiscaux aux grandes entreprises, conjuguées à ses arguments passés en faveur d’un système de soins de santé privé et à but lucratif, les Canadiens ont raison de s’inquiéter des réductions au financement des soins de santé par un prochain gouvernement conservateur.



