La culture du secret et de la tromperie du régime de Harper ne cesse d’accroître avec 10 autres situations d’abus de pouvoir recensées au cours des 10 derniers jours :
Refus de divulguer les coûts reliés aux allègements fiscaux, aux mégaprisons et aux F-35
Le régime Harper a été incapable de respecter la motion qui demandait que par la date butoir du 7 mars, il devait fournir à la Chambre des communes les détails concernant ses plans de dépenser des milliards de dollars sur les allègements fiscaux pour les entreprises, l’agrandissement de prisons et les avions de chasse furtifs sans appel d’offres.
Des manœuvres de transfert durant les élections
La garde rapprochée de Stephen Harper est accusée d’une manigance de l’ordre de 1,2 million de dollars pour avoir dépassé les limites de dépenses électorales permises et pour avoir acheté davantage de publicité négative. Des hauts placés conservateurs ont « transféré » de l’argent à des campagnes locales qui leur a ensuite été « retourné » – et maintenant, ils font face à de sérieuses accusations qui pourraient amener une peine d’emprisonnement. Lorsque les candidats ont réclamé les transferts pour obtenir 800 000 $ de plus en remboursement payé par les contribuables, Élections Canada est intervenu.
Décret du « gouvernement Harper »
Stephen Harper utilise des ressources publiques pour des causes partisanes en forçant les employés de la fonction publique fédérale à remplacer les mots « gouvernement du Canada » par « gouvernement Harper ». Les Canadiens savent que ce n’est pas le gouvernement de Harper – il appartient à tous les citoyens.
La lettre de collecte de fonds « très ethnique » de Jason Kenney
Le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Jason Kenney, a été pris la main dans le sac en utilisant des ressources publiques pour le sondage et la commercialisation d’une campagne de publicité conservatrice ciblant ce qu’il appelle des circonscriptions « très ethniques ». Le ministre Kenney a été dénoncé pour le sérieux conflit d’intérêts existant entre sa responsabilité de créer des politiques justes en tant que ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration et son rôle politique de gagner le vote des nouveaux Canadiens.
Le départ et le baîllon de Christiane Ouimet
Après que la Commissaire indépendante à l’intégrité publique ait démissionné dans la honte après avoir ignoré 228 plaintes de dénonciateurs, le régime Harper lui a versé plus de 500 000 $ et lui a fait signer un engagement à ne rien divulguer. Les Canadiens méritent de savoir quel rôle le cabinet du premier ministre et le Bureau du Conseil privé ont joué dans le rejet des cas embarrassants de dénonciateurs en matière de détournement de fonds sans enquête.
La malhonnêteté de Bev Oda
Plus de 24 000 personnes ont signé une pétition demandant à la ministre de la Coopération internationale, Bev Oda, de démissionner après que celle-ci ait induit le Parlement en erreur au sujet de la demande de falsification d’un document ministériel. Bien qu’elle pourrait être censurée pour avoir enfreint son privilège parlementaire, la ministre Oda refuse de démissionner ou de répondre à des questions concernant sa conduite. Plutôt que d’admettre que cette malhonnêteté n’a pas sa place au Parlement, Stephen Harper continue de la protéger et même de l’applaudir.
« À nous le podium » au sens littéral
Après le discours de Stephen Harper lors de l’événement de la célébration de l’année de l’Inde, le cabinet du premier ministre a tenté de museler le chef de l’Opposition en retirant le podium et en faisant sortir les médias de la salle avant le discours de ce dernier. Au bout du compte, c’est le premier ministre qui a été embarrassé pour avoir mal utilisé des ressources gouvernementales et pour avoir traité les communautés ethniques du Canada comme de vulgaires pions sur l’échiquier politique.
Caviardage des documents relatifs à l’aréna de Québec
Le régime Harper a tellement peur des retombées politiques négatives en ce qui a trait à la proposition d’un amphithéâtre dans la ville de Québec que celui-ci traite le débat autour de cet enjeu comme s’il s’agissait d’une question de sécurité nationale, en caviardant des documents d’information concernant leur position quant au financement d’un aréna du calibre de la LNH dans la ville de Québec.
Diane Ablonczy enfreint le code d’éthique
Avant qu’elle n’ait été questionnée à ce sujet à la Chambre des communes, la ministre conservatrice Diane Ablonczy ne savait pas qu’elle avait reçu une amende du commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique pour « défaut de divulguer un changement important » et elle a été citée pour ne pas avoir payé l’amende. Mme Ablonczy est la troisième ministre de Harper et la 9e titulaire conservatrice d’une charge publique à recevoir une amende du commissaire, se joignant ainsi à la liste des contrevenants comme Peter MacKay.
Attaquer les fonctionnaires à propos des F-35
L’attaque récente du député conservateur Laurie Hawn envers le très respecté ancien sous-ministre de la Défense, Alan Williams, démontre que les conservateurs peuvent uniquement avoir recours à des attaques personnelles lorsque vient le temps de justifier leur achat d’avions de chasse de 16 milliards de dollars sans appel d’offres. Les médias ont rapporté en fin de semaine que les conservateurs n’ont aucun argument valable lorsqu’il s’agit d’appuyer leur affirmation concernant les coûts relatifs à l’achat et à l’entretien des F-35.



