Jack Layton devrait y réfléchir à deux fois avant d’appuyer le prochain budget en échange du plan famélique du gouvernement de M. Harper en ce qui a trait à l’augmentation du nombre des médecins en région rurale. Si on le compare à l’engagement pris par le Parti libéral en avril dernier, le plan des conservateurs n’est qu’une solution de fortune.
Le Plan libéral
Le Plan libéral permettrait à environ 6 000 médecins, infirmières et infirmières praticiennes de pratiquer dans les collectivités rurales mal desservies en allégeant jusqu’à 20 000 $ la dette contractée durant leurs études.
Le Plan libéral travaillera également avec les provinces en vue de renforcer les services de santé en région rurale et de contribuer à la rétention des médecins, des infirmières et des infirmières praticiennes dans les régions rurales éloignées :
- en fournissant un appui aux études de médicine et de techniques infirmières axées sur les régions rurales;
- en encourageant les jeunes Canadiens dans les collectivités rurales à suivre des études de médecine ou de techniques infirmières;
- en introduisant des programmes afin de trouver du travail pour les conjoints des nouveaux médecins et du personnel infirmier;
- en renforçant les programmes destinés au développement de la médicine en milieu rural; et
- en améliorant l’accès à Internet pour les professionnels de la santé en milieu rural.
Le Plan des conservateurs
Le Plan des conservateurs permettrait seulement à 100 médecins de famille résidents de recevoir une formation et de fournir des services médicaux dans les communautés rurales éloignées partout au Canada.
Il ne comprend aucune incitation ni pour les infirmières ni pour les infirmières praticiennes, dont le rôle est vital dans les collectivités rurales mal desservies, et il n’aborde pas non plus la vraie question du recrutement et de la rétention des médecins de famille dans les collectivités rurales éloignées.



