
« Tout ce que je demande à mon leader, M. Harper, mon Premier ministre, c’est de nous dire si, oui ou non, il pense que les changements climatiques causés par les activités humaines sont réels et s’ils sont graves. J’aimerais savoir quelle est notre position de base à ce sujet, parce que le Canada, en tant que pays, est sûrement plus vulnérable aux changements climatiques que tout autre pays industrialisé. Nous sommes un pays nordique. »
(David Suzuki, CBC Power and Politics, le 16 décembre 2009)
Non seulement Stephen Harper nie la réalité des changements climatiques, il pense aussi qu’il y a de quoi rire. À Copenhague, est-ce qu’il fera des blagues comme celle-ci avec les habitants des îles polynésiennes de Tuvalu ou des Maldives dans l’Océan indien ?
• « Ça va être beaucoup plus difficile pour les libéraux de lancer leur campagne de peur. En fait, ils vont avoir du mal à expliquer pourquoi l’Île [du Prince-Édouard] n’a finalement pas sombré dans le golfe du Saint-Laurent. » (Stephen Harper, discours prononcé devant le PC de l’Île-du-Prince-Édouard, le 28 avril 2006)¹
Stephen Harper est maintenant à Copenhague, et il est intéressant de montrer qu’il est bien connu pour nier la réalité des changements climatiques :
• En décembre 2006, lors d’une conférence de presse au foyer du Sénat, M. Harper a parlé de « soi-disant gaz à effet de serre » en défendant sa Loi canadienne sur la qualité de l’air échouée. (The Toronto Star, 21 décembre 2006)
« Les connaissances scientifiques évoluent encore [en matière de changements climatiques.] » (Stephen Harper, Toronto Star, le 10 juin 2004)
« Je pense que ce sont des sujets sur lesquels on a beaucoup moins de connaissances que certains le prétendent. Le climat est toujours en évolution. Je pense que les activités humaines ont un certain impact, mais qu’on peut débattre d’une bonne partie des tendances réelles particulières. » (Stephen Harper, entretien avec Frontier Centre for Public Policy, 18 mai 2004)
« Je ne m’étendrai pas sur les arguments scientifiques à cet égard sauf pour dire qu’ils changent sans cesse et sont controversés. Cela ne s’applique pas seulement aux questions du réchauffement planétaire ou de la façon dont ces gaz contribuent au réchauffement planétaire, mais encore à la réalité incontournable que l’histoire de la terre a été marquée par de constants changements climatiques. Nous le savons et, il faut le dire très franchement, la science est incapable de dire pourquoi ces changements se sont produits au fil des siècles et des époques. » (Stephen Harper, Hansard, 9 décembre 2002)
« L’établissement d’un lien entre le dioxyde de carbone et le réchauffement climatique fait également appel à des données scientifiques compliquées et complexes, et la question est loin d’être résolue. Elle fait toujours l’objet d’un débat animé. » (Stephen Harper, Hansard, 24 octobre 2002)
« Nous ne pouvons pas prédire avec une absolue certitude le temps qu’il fera demain, et à plus forte raison ce que sera le climat dans 100 ans. Certains modèles établis prévoient un réchauffement minimum de la température d’environ 2,5 degrés Celsius sur 100 ans. Les données actuelles ne nous permettent pas de dire si ce réchauffement sera attribuable à la production naturelle ou humaine de dioxyde de carbone. En fait, les hausses de température prédites par les modèles ne se sont pas complètement vérifiées ces dernières années. » (Stephen Harper, Hansard, 24 octobre 2002)
« [Les réchauffements climatiques] sont une hypothèse scientifique controversée. » (Stephen Harper, Toronto Star, 5 septembre 2002)
¹ « À l’Île-du-Prince-Édouard, plus de 80 pour cent des côtes ont été identifiées comme étant hautement ou modérément sensibles à la hausse du niveau de la mer. Les zones hautement sensibles incluent toute la rive nord et des secteurs centraux de Charlottetown. Depuis 1911, à Charlottetown, le niveau de la mer a monté d’environ 32 cm. Accéléré par les changements climatiques, ce phénomène pourrait causer des problèmes graves pour les infrastructures urbaines, En ce moment, le niveau de la mer monte de 3 mm par année. » Réseau de recherche sur les impacts climatiques et l’adaptation <http://www.c-ciarn.ca/pdf/factsheet_pei_coastal.pdf>



