Aujourd’hui, les conservateurs ont fait semblant d’égaler le financement des libéraux en ce qui a trait aux soins de santé au-delà de 2014.
Mais à l’été 2010, Jim Flaherty a révélé son plan pour réduire le financement des soins de santé. Est-ce que c’est ce que voulait dire Jim Flaherty dans son budget de 2011 lorsqu’il a affirmé que les dépenses pour les soins de santé après 2014 sont « assujetties au changement »?
Les commentaires de Flaherty au sujet des coûts des soins de santé au Nouveau-Brunswick
Lors d’une réunion du comité de rédaction, en juillet 2010, avec le Telegraph-Journal du Nouveau-Brunswick, Flaherty a recommandé de diminuer le montant du Transfert canadien en matière de santé de 6% annuellement à celui de la croissance du « PIB réel », soit 2,6 % :
« Les provinces vont devoir analyser leur budget et trouver un moyen d’offrir des soins de santé sans croissance effrénée », avait déclaré Flaherty.
«Il s’agit de contrôler le taux de croissance pour que les coûts ne s’éloignent pas de la véritable croissance du PIB dans les provinces », avait-il ajouté. (Curb health costs: Flaherty New Brunswick Telegraph-Journal, le 16 juillet 2010)
Réactions face aux commentaires de Flaherty, prononcées en 2010, concernant le transfert au titre de la santé :
[Le premier ministre du Québec] Charest a affirmé jeudi que si Flaherty prévoit financer les soins de santé uniquement selon la croissance du PIB, ce n’est pas « suffisant »
(Niagara Falls Review, le 6 août 2010)
Les premiers ministres exhortent Ottawa de conclure un nouvel accord en vertu des mêmes dispositions. Si les dépenses dans le domaine de la santé ne sont pas reliées à la croissance réelle des coûts, a dit le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Darrell Dexter, « alors vous renoncez tout simplement à financer le système de soin de santé. »
(Globe and Mail, le 6 août 2010)
[Le premier ministre de l’Î.-P.-É.] M. Ghiz a averti le gouvernement que si le financement fédéral ne suivait pas le rythme de la croissance des coûts, la qualité des soins de santé en souffrirait. Les provinces ne pourraient pas acheter de nouveaux médicaments ou suivre l’évolution, de la technologie, a-t-il dit.
(Globe and Mail, le 6 août 2010)
Il a déclaré que le ministre des Finances, Jim Flaherty, veut limiter la croissance du financement du système de soin de santé selon le niveau de la croissance économique, mais les provinces ont besoin de plus de ressources. « La croissance des coûts des soins de santé chaque année varie entre 5 et 6 %, a ajouté M. Charest. Ce n’est pas optionnel soit dit en passant. La population vieillit. » (Winnipeg Free Press, le 6 aout 2010)



