
Les propos belliqueux de Rob Nicholson, le ministre de la Justice, au sujet du bilan conservateur en matière de criminalité, mettent sa crédibilité à rude épreuve.
Le ministre Nicholson aime blâmer le Sénat pour les délais avant l’adoption des projets de loi, mais les conservateurs ont tué dix-huit de leurs propres projets de loi en matière de criminalité en fermant le Parlement, incluant deux au Sénat.
Considérons les faits au sujet de la Loi sur l’adéquation de la peine et du crime, qui est entrée en vigueur aujourd’hui :
1. Bien que le projet de loi ait été adopté et ait obtenu la sanction royale en octobre 2009, le gouvernement Harper n’a toujours pas mis la loi en œuvre. Ce retard est entièrement la faute du gouvernement.
2. Les libéraux réclamaient un tel projet de loi avant que le gouvernement ne l’ait présenté à la Chambre. Les libéraux se sont unis avec plusieurs procureurs généraux de l’Ouest pour exiger l’abolition du crédit double suite à la détention provisoire, compte tenu de la recrudescence de la violence des gangs à Vancouver au début de 2009.
3. Les libéraux ont aidé en accélérant l’étude de ce projet de loi à la Chambre des communes en trente-six jours. En fait, on l’aurait adopté plus rapidement si le gouvernement n’avait pas tenu à s’occuper d’autres projets d’abord. De plus, le Sénat s’est occupé du projet de loi très rapidement. Le gouvernement l’a présenté au Sénat juste avant les vacances estivales du Parlement, ce qui a d’ailleurs empêché les sénateurs de l’adopter à ce moment-là. Lorsque le Sénat a repris ses travaux, le projet de loi a été adopté – au total, il n’aura passé au Sénat que 19 jours de séance.



