
OTTAWA –Le Premier ministre Stephen Harper a terni à deux reprises la réputation du Canada devant des partenaires internationaux lors du sommet du Partenariat pour la sécurité et la prospérité au Mexique, a déclaré aujourd’hui le porte-parole libéral responsable du commerce international, Scott Brison.
Le Premier ministre Harper a d’abord nui à la réputation du Canada lorsqu’il a tenté de détourner les critiques virulentes du président Mexicain, Felipe Calderon, au sujet des exigences soudaines de visa imposées aux citoyens de son pays en reportant la faute sur le système canadien d’accueil des réfugiés
« Au lieu de prendre ses responsabilités et d’admettre que son gouvernement n’a rien fait en trois ans et demi pour améliorer le système, Stephen Harper critique notre pays, a dit M. Brison. Au lieu de saisir l’occasion du Sommet pour promouvoir notre programme commercial et se concentrer sur la clause ‘achetez américain’, le Premier ministre fait encore une fois honte aux Canadiens et gâche une rare opportunité de discuter avec les chefs d’État étrangers. »
Ensuite, pendant un entretien télévisé aujourd’hui, le ministre conservateur Van Loan a révélé que le Premier ministre avait reproché aux autres partis politiques son propre échec dans la lutte contre le crime organisé devant les responsables mexicains présents, au lieu d’expliquer qu’il avait lui même présenté son projet de loi au Sénat quelques jours seulement avant l’ajournement des travaux pour l’été.
« Le fait est que les libéraux ont appuyé le projet de loi dont parlait M. Van Loan tout au long de la procédure, a conclu M. Brison. Le gouvernement n’était manifestement pas pressé de déposer son projet de loi au Sénat, parce qu’il a attendu le 22 juin pour le faire, la veille de l’ajournement des travaux pour l’été. »
« Les Canadiens travaillent fort et méritent un Premier ministre qui sache saisir les opportunités importantes, comme ce sommet, pour défendre leurs intérêts sur des questions importantes comme le commerce international. Cela aiderait à ramener au pays quelques uns des 483 000 emplois perdus au Canada depuis octobre dernier. »



