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Accountability & Democratic Renewal

Speech to Montréal Leader’s Dinner

Posted on May 13, 2010
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Montréal (Québec)
Merci beaucoup.

Je suis heureux que ce dîner ait été prévu pour ce soir. Hier, il n’y aurait eu personne dans la salle!

C’était ma fête hier. Le personnel du bureau avait organisé une réception – et on a passé la soirée devant la télé!

Quand on a apporté le gâteau et que j’ai soufflé sur les chandelles, j’ai fait un souhait. Et si mon souhait se réalise, il va y avoir une grosse parade sur la rue Ste-Catherine dans quelques semaines!

Je veux aussi vous rappeler que la dernière fois que le Canadien a gagné la Coupe Stanley, les Libéraux ont battu les Conservateurs lors des élections qui ont eu lieu cette année-là. Une raison de plus pour dire : « Go Habs, Go! »

Si la saison des Canadiens n’est pas terminée, celle de Gérard D. Laflaque et d’Infoman a pris fin la semaine passée. Ça devrait me permettre de respirer un peu mieux!

Quant à vous, votre présence en si grand nombre ici ce soir est formidable pour notre parti.

Lors des prochaines élections, les Québécois seront appelés à faire un choix. Je ne sais pas quand ces élections auront lieu. Mais lorsqu’elles seront déclenchées, nous serons près à offrir une alternative claire et inspirante.

Je ne passerai pas par quatre chemins.  Je tiens à être très direct pour offrir ce que je considère être les contrastes les plus évidents entre nous Libéraux et les Conservateurs de Stephen Harper.

Je veux me concentrer sur trois aspects fondamentaux qui nous différencient : les valeurs, le rôle du gouvernement, et la place du Québec.

Commençons par les valeurs. Et commençons par la semaine dernière seulement, parce qu’elle illustre bien qui sont les Conservateurs.

Tout d’abord, pour plaire à sa base de droite, le gouvernement a confirmé que l’avortement ne ferait pas partie des moyens financés par le Canada dans son initiative sur la santé maternelle.

Sans discussion ou débat, Stephen Harper a mis fin à une politique canadienne établie et respectée par tous les gouvernements précédents, conservateurs comme libéraux, depuis 25 ans.

Peu importe que 70,000 femmes meurent par année des suites d’avortements clandestins.

Peu importe que nos alliés du G-8 soient en désaccord.

Peu importe que les ONG qui travaillent pour la santé des femmes disent que des avortements légaux et sécuritaires doivent faire partie de la gamme de services qu’ils doivent offrir.

Stephen Harper n’écoute pas. Les faits n’ont aucune influence sur ses décisions.

Presqu’au même moment, une sénatrice conservatrice a dit à un groupe de femmes qui travaillent dans le domaine de se taire, au risque de s’exposer à des représailles de la part du Gouvernement Harper.

Le lendemain, le Gouvernement conservateur a annoncé qu’il coupait les vivres à 12 groupes de défense des droits des femmes. Leur crime? Être en désaccord avec Stephen Harper.

Et on n’était que mardi!

Depuis, le gouvernement s’en est pris aux policiers qui veulent le maintien du registre des armes à feu. Un député conservateur du Québec est même allé jusqu’à insulter les victimes et survivantes du massacre de Polytechnique!

Encore une fois, Stephen Harper n’écoute pas. Il s moque de ceux qui savent de quoi ils parlent.

Les Conservateurs ont aussi annoncé qu’ils étaient contre le projet de loi qui exigerait que les juges de la Cour suprême puissent comprendre les deux langues officielles. On ne leur demande pas de citer Racine ou Verlaine dans le texte! Mais on leur demande d’être suffisamment à l’aise dans les deux langues officielles pour comprendre les plaidoiries. Mais c’est trop pour les Conservateurs.

Et la semaine s’est terminée avec l’annonce du refus de renouveler une subvention pour la parade de la fierté gai à Toronto. Même chose pour les Francofolies de Montréal.

Alors voilà une semaine conservatrice. Contre les femmes, contre le choix en matière d’avortement, contre les gais, contre le registre des armes à feu et contre le bilinguisme. Et la musique francophone, on n’en parle même pas. En une semaine!

Le Québec ne partage pas ces valeurs. Mon parti ne partage pas ces valeurs.

Nous sommes pour le droit des femmes de choisir. Nous sommes le parti qui défend la loi canadienne de la santé. Nous sommes le parti qui veut maintenir le registre des armes à feu. Nous sommes le parti qui fait la promotion des droits des minorités.

After all, we are the party of the Charter of Rights. A Canadian is a Canadian is a Canadian. Man or woman, straight or gay, religious or non-believers. Contrary to the Conservatives, we don’t think we can pick and choose between rights.

The party that pretends to be keen on law and order is going against the wishes of every major police organization in the country. They want the gun registry because it helps them protecting themselves and protecting us. But as he always does with those who disagree with him, he ignores the cops.

Remarquez qu’il faudra probablement que Thomas Mulcair parle à son chef. Pour quelqu’un qui n’a pas la langue dans sa poche, il est pas mal silencieux. J’espère qu’il a entendu l’appel des survivantes de Polytechnique, c’est dans son comté après tout. Le NPD aime bien donner de leçons, il serait temps qu’il pose aussi des gestes et nous aide à maintenir le registre des armes à feu.

Notre Canada, il est épris de justice. Il respecte les droits et les différences. Il est bilingue. Il tente de rassembler les Canadiens plutôt que de les diviser.  Qu’on soit d’une région rurale ou urbaine, de Rimouski ou de Victoria, anglophone, francophone ou allophone, un homme ou une femme, quelque soit notre origine ou notre religion, il y a une place pour tous dans ce pays.

***

Mais pour faire ce Canada, qui n’existe pas encore, il faut un gouvernement  fédéral avec le courage d’agir, pour créer de l’égalité des chances, pour investir dans l’avenir des gens, pour réduire les écarts entre les régions.

Pour faire çà, il faut un gouvernement qui croit dans la gouvernance.

Pour les Conservateurs, le rôle de l’État, c’est de laisser-faire.

L’industrie forestière est en difficulté?  Too bad!

L’industrie du film et de la vidéo a besoin d’appui?  Pas question!

Développer une position canadienne sur les changements climatiques en impliquant les provinces?  On parle maintenant de deux prises! L’environnement et  les relations avec les provinces. Ni l’un, ni l’autre ne les intéresse.

Et c’est comme çà pour tous les sujets.

Nous pensons autrement.

Je n’aime pas les gros gouvernements. Je n’aime pas les impôts élevés. Mais il y a parfois des raisons pour une intervention ou un appui du gouvernement. Il y a un rôle pour le gouvernement. Et moi, j’y crois.

Ici même, au mois de mars, nous avons tenu un événement  très important dans l’histoire de notre parti : la conférence de Montréal.

La conférence a été remarquable à plusieurs égards. La qualité des intervenants. L’utilisation des technologies Internet pour avoir plus de 25,000 participants.

Mais surtout, la conférence nous a aidés à saisir l’ampleur des défis auxquels nous devons faire face dès aujourd’hui.

Et pour faire face à ces défis, il faut avoir un gouvernement qui est prêt à mettre la main à la pâte. Parfois en investissant des fonds publics. Parfois en modifiant la règlementation. Et bien souvent en réunissant les bons joueurs autour de la même table pour s’entendre sur ce qui doit être fait, quand et par qui.

Est-ce qu’il y a un rôle pour aider les travailleurs forestiers du Québec à relancer leur industrie sur de nouvelles bases? Sans aucun doute. Mais ça prend un gouvernement qui comprend ce que veulent dire les mots « innovations», « concertation » et « nouveaux marchés »!

Est-ce qu’il y a un rôle pour le gouvernement du Canada afin de réduire la pression des familles qui doivent s’occuper des enfants ET des parents qui vieillissent? Oui, il le faut.

Est-ce qu’il y a un rôle pour les institutions qui font du développement régional? Certainement. J’en ai discuté récemment à Mirabel avec des gens d’affaires. Ils m’ont dit qu’ils veulent  un gouvernement-partenaire. Un gouvernement présent, souple et accessible.

Plutôt que de dire à un entrepreneur, « voici les règles du programme, » un gouvernement libéral dirait à un entrepreneur, « quels sont vos besoins? » Parce que ce n’est pas à l’entrepreneur de se qualifier pour recevoir de l’aide. C’est au gouvernement de se qualifier pour comprendre les besoins des entrepreneurs.

Et c’est ce que j’ai l’intention de faire.

***

Il y a les choses que nous aimerions faire. Et celle que nous devons faire.

Avec la crise démographique qui s’annonce – et comme l’a dit le professeur Pierre Fortin, « ce n’est pas de la météo, c’est un fait » — nous devons commencer dès maintenant à nous préparer pour ce monde.

Un monde où nous aurons des personnes sans emplois et des emplois sans personnes si nous ne revoyons pas la façon dont nous traitons l’apprentissage, la connaissance et l’innovation.

Un monde où les aidants naturels vont devoir choisir entre la faillite et une vie normale si nous ne trouvons pas les moyens de les aider.

Un monde où les familles auront de plus en plus de difficultés à payer pour l’éducation de leurs enfants et leurs propres régimes de retraite.

Un monde où la révolution des technologies propres va nous laisser loin derrière si nous ne commençons pas à investir des aujourd’hui.

On ne règlera pas tous les problèmes d’un seul coup. Mais il faut commencer dès aujourd’hui.

C’est pourquoi j’ai proposé ici même à Montréal de geler les impôts corporatifs à leur niveau actuel. Les Conservateurs veulent les baisser d’avantage en 2011 et en 2012. Nous ne pouvons pas nous permettre ces baisses additionnelles à ce moment. Pas avec un déficit de 54 milliard.

Nous les Libéraux, nous avons déjà baissé les impôts corporatifs. De beaucoup. Mais d’une façon responsable. Et nous le ferons de nouveau, lorsque les finances publiques nous le permettront.

Avec ce gel, nous gardons les impôts corporatifs à un niveau très concurrentiels par rapport à nos compétiteurs. Et nous créons un espace fiscal d’environ 6 milliard par année.

Pas assez pour régler tout nos problèmes, mais assez pour commencer à reprendre le contrôle du déficit et pour faire quelques investissements stratégiques essentiels à notre avenir.

Au moment où il devient clair que la question de la dette souveraine pourrait relancer une nouvelle crise du système bancaire et du crédit, il faut éviter de se lancer dans des opérations qui mettent en péril la santé des finances publiques.

Si le coût du crédit augmente, le déficit conservateur, l’absence d’une marge pour imprévu dans le budget et la possibilité de baisses d’impôts corporatifs supplémentaires forment un cocktail explosif. Il faut donc remettre de l’ordre dans tout çà. Et c’est ce que nous ferons.

***

En terminant, laissez-moi vous parler de la place du Québec.

Contrairement à Clotaire Rapaille, je ne vous dirai pas que ma mère me chantait du Félix Leclair pour m’endormir!

Mais je connais et j’aime le Québec.

Dans un Canada fier, un Canada bilingue, un Canada progressiste et prospère, il y a un Québec qui prend sa place. Qui influence les choses. Qui est au cœur de l’action.

Parce que sans cette voix, sans cette influence, le Canada n’est pas lui-même.

Nous sommes réunis ici ce soir parce que nous voulons que les Québécois occupent une place centrale dans le prochain gouvernement libéral du Canada. Nous voulons que la voix du Québec se fasse entendre au gouvernement et non pas dans l’opposition.

Nous avons besoin des Québécois — non seulement pour le succès du Parti libéral mais aussi pour le succès du Canada.

Le vote de protestation à perpétuité, ça n’apporte rien au Québec.

Gilles Duceppe en est rendu à faire des tournées de promotion de la souveraineté en Alberta ou à Terre-Neuve. Gilles Duceppe, c’est comme la belle-mère sur le siège arrière qui dit comment conduire.

Le Bloc veut imposer un choix que la majorité des Québécois n’a jamais voulu faire.

Parce qu’ils savent qu’ils peuvent être qui ils veulent au sein du Canada. On peut être un fier Québécois, et un fier Canadien. Dans l’ordre que l’on souhaite. Sans qu’il y ait de contradiction. C’est çà mon Canada.

Avec un Québec spectateur, on y perd tous au change.

Moi, je veux que ça change. Je veux des Québécois au pouvoir.

Nous avons besoin de votre énergie. De votre passion. De vos idées. De votre culture, de votre créativité. Et nous travaillerons tous les jours pour mériter votre confiance.

Avec un gouvernement libéral sous ma gouverne, il n’y aura jamais plus d’épisode comme celui de Copenhague l’an dernier. Il n’y aura plus de gouvernement du Canada qui ne consulte pas le Québec sur un sujet aussi important que l’environnement.

Il n’y aura plus de gouvernement fédéral qui fait honte au Québec sur la scène internationale à cause de ses positions rétrogrades.

Il n’y aura plus de gouvernement du Canada qui méprise la culture et les artistes québécois.

Mon Canada de réseau cherche à travailler ensemble, cherche le partenariat. Il est basé sur une collaboration véritable. Respectueuse des juridictions, bien sûr, mais aussi collée sur les besoin des citoyens.

Mon Canada, il est basé sur une compréhension commune des problèmes et un désir commun d’y faire face.

Enfin, mon Canada, il est basé sur la conviction que nous sommes plus que la somme de nos parties. Que s’il y a des choses qu’on fait chacun de notre coté, il y a aussi beaucoup de choses qu’on doit faire ensemble.

Travaillons ensemble. Dans le respect de nos différences. Mais aussi avec la conviction profonde que nous avons le devoir de construire ensemble un pays plus juste, plus prospère. Un Canada et un Québec qui nous ressemble et qui nous rassemble.

Merci.

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