Le système canadien d’immigration entaché par la décennie d’échecs des conservateurs

Le Canada a toujours accueilli les nouveaux arrivants à bras ouverts.

Les immigrants ont été – et demeurent – des bâtisseurs de notre pays.

Or, sous les conservateurs, l’accueil se fait moins enthousiaste, et nous observons malheureusement depuis une décennie un déclin dans trois grands domaines : la réunification des familles, les réfugiés et les demandeurs de citoyenneté.

Le délai d’attente pour la réunification des familles a explosé depuis l’accession au pouvoir de M. Harper. Par rapport à 2007, le délai de traitement des demandes de réunification des familles a augmenté de 70 % pour les conjoints et les enfants – et de 500 % pour les parents et les grands parents.

Le délai de traitement a connu une augmentation fulgurante après 2011, soit l’année même où le gouvernement conservateur a imposé des compressions budgétaires draconiennes. Pour comble, les conservateurs ont également porté l’âge des personnes à charge de 22 à 18 ans.

En tant que Canadiens, nous devons prendre nos responsabilités envers autrui et envers le Canada.

La décennie d’échecs des conservateurs dans le dossier de la réunification des familles impose un lourd fardeau psychologique et financier aux familles touchées en plus de porter atteinte à la réputation internationale du Canada, qui était autrefois reconnu pour son ouverture envers les nouveaux arrivants.

Dans le dossier des réfugiés, les conservateurs se sont attaqués sans aucun scrupule aux services de soins de santé fondamentaux auxquels ont droit les plus vulnérables – pour finalement voir les mesures qu’ils proposaient rejetées par les tribunaux en raison de leur caractère « cruel et inusité ».

Des réformes législatives ont également empêché des demandeurs d’asile vulnérables d’avoir droit à un traitement équitable.

Le Canada, qui a accueilli des dizaines de milliers de réfugiés de la Hongrie, du Vietnam et de l’Ouganda, notamment, a toujours été un symbole d’espoir pour les peuples opprimés.

Pourtant, M. Harper et les conservateurs laissent sans raison traîner les choses dans le dossier des réfugiés syriens.

Le Parti libéral du Canada exhorte le gouvernement à porter le nombre cible de réfugiés syriens à 25 000 afin de laisser la chance à plus de victimes de la guerre de commencer une vie nouvelle au Canada.

La décennie d’échecs des conservateurs n’est pas sans épargner les demandeurs de citoyenneté.

Le Canada a toujours accueilli les nouveaux arrivants à bras ouverts. Les immigrants ont été – et demeurent – des bâtisseurs de notre pays.

Comme s’il ne leur suffisait pas de quadrupler les frais et de doubler les délais d’attente, les conservateurs érigent inutilement de nouveaux obstacles pour les aspirants citoyens.

Ils imposent maintenant des tests de compétences linguistiques encore plus difficiles qu’avant aux futurs Canadiens potentiels âgés et ne comptent plus le temps passé au Canada, qui était auparavant crédité aux étudiants étrangers.

Dans tous ces domaines, les personnes qui se retrouvent dans le système d’immigration sont laissées pour compte à cause du cynisme et des compressions budgétaires des conservateurs.

Une volonté d’augmenter le financement et une attitude plus accueillante de la part du gouvernement contribueraient grandement à améliorer le bilan du Canada au chapitre de la réunification des familles, des réfugiés et de la citoyenneté – et à mettre fin à cette décennie d’échecs des conservateurs.

En conclusion, c’est une question d’équité. Les personnes vulnérables qui arrivent au Canada de l’étranger en quête de possibilités méritent qu’on leur donne une véritable chance de réussir.

En tant que Canadiens, nous devons prendre nos responsabilités envers autrui et envers le Canada.

John McCallum, C.P., député

Porte parole libéral en matière de multiculturalisme, de citoyenneté et d’immigration